Menuiserie
Huit salariésLe document. Un fichier de sept pages récupéré chez un confrère, où l’on a remplacé le nom de l’entreprise. Une seule unité de travail : « atelier ». Dix-huit risques cotés, tous « moyens ».
- La scie à format et la toupie ne sont nommées nulle part : le document parle de « machines-outils » en général.
- Aucune date de mise à jour depuis quatre ans, alors qu’un nouvel aspirateur à copeaux a été installé et deux apprentis recrutés.
- Aucune action de prévention consignée — le document s’arrête à la cotation.
Le jour de l’accident. Un apprenti se sectionne deux doigts à la toupie. L’inspection du travail demande le document unique : il ne cite pas la machine, ne mentionne pas la formation au poste, et n’a pas été revu depuis l’arrivée de l’apprenti. La caisse instruit une faute inexcusable.
Un document générique ne prouve pas qu’on a évalué : il prouve qu’on a téléchargé. Ce qui est reproché n’est pas l’absence de papier, c’est l’absence d’évaluation de CETTE machine, à CE poste, pour CETTE personne.